Les cheminots sont en grève
Et sur les patates il pleut
Le printemps, du bout des lèvre,
Montre le bout de sa queueLes élus et les élèves
Vont bosser comme les boueux
Pourquoi voulez-vous qu'je me lève
Je vous le demande un peuJ'resterais bien dans mes rêves
Jusqu'à c'que j'aie un petit creux
Que le canard soulève les lièvres
Ça ne changera pas l'eau en feuLes jeunes ont pris ta relève
Et tout irait pour le mieux
Sans ce boucan qui s'élève
Dans les branches du sapin bleuCar c'est lui qui me réveille
Qui me dit « debout mon vieux »
Aux premières lueurs du soleil
L'oiseau de 7h32,
l'oiseau de 7h32II me siffle dans les oreilles
Son petit refrain joyeux
Chaque matin c'est pareil
L'oiseau de 7h32,
l'oiseau de 7h32De quel fjord ou quel rivage
Vient-il ce petit merdeux
Qui fait un pareil tapage
Dans la paix de ma banlieueJe ne comprends pas son langage
Est-il triste ou amoureux
Dans te ciel ou dans une cage
Les piafs et moi, ça fait deux
L'oiseau de 7h32Est-ce qu'il drague une petite corneille
Est-ce qu'il nargue les laborieux
Chasse-t-il un intrus de la treille
L'oiseau de 7h32,
l'oiseau de 7h32Mais c'est lui qui me réveille
Précis comme le Paris-Dreux
Chaque matin c'est pareil
L'oiseau de 7h32,
l'oiseau de 7h32Lui balancer ma godasse
J’y ai bien pensé un peu
Mais après, devant ma glace
C’est sûr que je baisserais les yeuxAlors de mauvaise grâce
Je lui réponds de mon mieux
En imitant la bécasse
Ou le chant du paresseuxMais c'est lui qui me réveille
Précis comme le Paris-Dreux
Chaque matin c'est pareil
L'oiseau de 7h32,
l'oiseau de 7h32